Après le Cameroun, le Ghana, le Libéria, la Guinée, et bientôt la Sierra Leone, Activa poursuit son expansion africaine inspirée par son fondateur Richard Lowe. Retour sur une success story.

L’histoire de la compagnie d’assurance Activa est celle du génie bâtisseur d’un homme d’affaires : Richard Lowe. En 1998, il lance Activa Assurance grâce à une jonction entre promoteurs privés came- rounais et ivoiriens. Le couple Richard Lowe et Jean Kacou Diagou (actuel propriétaire de la compagnie NSIA) constituait la trame de cette union. D’un montant de 400 millions de Francs CFA à sa création, le capital social d’Activa Assurances a beaucoup évolué avec, naturellement, des départs et des arrivées.

En 2008, le divorce à l’amiable avec NSIA permet aux deux partenaires de se développer, chacun, suivant sa stratégie. Ce fut finalement un divorce gagnant des deux côtés, compte tenu de la force de frappe acquise aujourd’hui par ces deux entités dans la sous-région. Dès 2002, le groupe lance Activa Vie anticipant sur ce qui constituera la grande vague de la décennie. Aujourd’hui, les deux branches (dommages et vie) présentent 18,4 milliards de FCFA de chiffre de primes, se hissant à la troisième place du marché camerounais derrière Allianz et Chanas.

Pour autant, Activa ne semble pas s’inscrire dans cette course «mortelle» au chiffre d’affaires. L’accent est mis sur la rigueur par le management de la première société qui a décidé volontairement de se soumettre à la notation financière internationale dès 2009 avec la note A décernée par l’agence sud-africaine Global Credit Rating (GCR) qui fait autorité dans le secteur. S’ensuivra la certification ISO 9001/2008 attribuée par la SGS France en 2010. A l’option de la croissance organique et maîtrisée choisie sur le marché camerounais, s’oppose une politique de croissance internationale par acquisition. Ainsi, en 2009, une première acquisition est opérée au Ghana donnant naissance à Activa International Insurance Ghana, actuellement 5e sur le marché ghanéen. Une stratégie qui s’est poursuivie avec la prise de contrôle courant 2013 de deux sociétés guinéennes, UGAR et LGV, grâce au rachat d’une part majoritaire (60%) auprès d’une entité luxembourgeoise détenant les capitaux. Cette acquisition propulse Activa à la tête du marché guinéen avec 40 à 45% des parts de marché et un chiffre d’affaires de 7 milliards de FCFA. Leader sur la vie (Ugar) et la non vie (LGV), Activa a réalisé certainement l’affaire de l’année en se positionnant sur un pays en phase de reprise rattrapage sur les infrastructures de développement. Moins médiatisée, Activa Inter- national Liberia cherche à bouleverser la hiérarchie dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest en forte croissance. Activa International Ghana est pour sa part parmi les principaux assureurs dommages du marché ghanéen. Quant à Activa International Sierra –Léone, il est en attente d’agrément. C’est clair, avec un chiffre d’affaires consolidé de 61,5 millions d’euros et des fonds propres d’environ 25 millions d’euros, et un endettement nul, la tête de pont du réseau globus ambi- tionne de devenir un champion régional. Cela passe par le succès de la stratégie de niche sur le Cameroun, deuxième marché de la zone CIMA, où Activa Assuances est leader des risques d’entreprise.

De son côté, Activa Vie est leader du marché de l’assurance vie individuelle. Au-delà des partenariats capitalistiques à l’international, Activa est aussi membre du réseau Globus (plateformes commerciales à Paris et Douala), fondé sur des standards communs et un service de qualité. Présent aujourd’hui dans 37 pays, cette plateforme s’est renforcée depuis 2011 avec Globus Ré, société de réassurance du réseau, dont l’objectif est d’offrir une traçabilité en matière de cou- verture de réassurance des partenaires et clients internationaux. Avec un chiffre d’affaires consolidé de 61,5 millions d’euros et des fonds propres d’environ 25 millions d’euros, et un endettement nul, la tête de pont du réseau globus ambitionne de devenir un champion régional. Sur le marché camerounais, Activa Assurances est leader des risques d’entreprise. De son côté, Activa Vie est leader du marché de l’assurance vie individuelle. . En 2013, Activa a remporté des marchés clés au détriment de la concurrence. «Le groupe poursuivra son développement international en ciblant les marchés porteurs avec le souci constant d’accompagnement de ses principaux clients », déclare-t-on à Financial Afrik. Dans chacun de ces marchés, la stratégie du groupe est de laisser une place importante aux nationaux à tra- vers le contrôle d’une partie du capital et le management des entités locales. Sur les différents marchés où il opère, Activa souhaite consolider ses positions de leader sur les grands  sur les grands risques d’entreprises, tout en se renforçant sur le segment des particuliers et des PME ». Un actionnariat qui s’institutionnalise Pour consolider ses positions à l’interna- tional, Activa a accueilli la SFI dans l’ac- tionnariat de sa holding. Une décision dictée plus par la recherche de plus-value dans les domaines de la gouvernance que par des considérations financières. «Au -delà des apports en capital, le groupe recherche des actionnaires susceptibles d’apporter une plus –value dans des domaines tels que la gouvernance et les problématiques de compliance. », nous déclare-t-on.


 

Activa en chiffres et en lettres

Entités du Groupe

• Cameroun : une compagnie non vie, ACTIVA ASSURANCES et 1 compagnie vie, ACTIVAVIE

• Ghana, en non vie, ACTIVA INTERNATIONAL GHANA ;

• Guinée Conakry : 1 compagnie non vie, UGAR et 1 compagnie vie LGV ; •

Liberia, 1 compagnie mixte, ACTIVA INTERNATIONAL LIBERIA ;

• Sierra Leone, 1 compagnie mixte, ACTIVA INTERNATIONAL SIER- RA LEONE ;

• Burkina Faso, GLOBUS RE, captive de réassurance du groupe et des membres du Réseau Globus.

Holding du groupe ACTIVA,

ACTIVA FINANCES. Total des primes en euros par pays (à fin 2012) et ranking

• Cameroun : 30 millions d’euros, numéro 2 du marché

• Ghana: 8 millions d’euros, numéro 6 du marché

• Liberia : 2.5 millions d’euros, numéro 1 du marché

• Burkina Faso : 6 millions d’euros à fin 2012

• Guinée Conakry : 15 millions d’euros, numéro 1 du marché

 

Source: Financial Afrik n°4, février 2014