Jean-Mermoz KONANDI, Abidjan

Les PME ivoiriennes pourront désormais bénéficier de parts plus importantes des marchés publics, a annoncé le gouvernement dans un communiqué, faisant passer «le niveau de passation des marchés publics de 30 à 100 millions de FCFA pour les structures de l’Etat hormis les collectivités».
La nouvelle disposition du code des marchés publics, qui ouvre ainsi une nouvelle fenêtre de développement pour des entreprises locales, prévoit également une baisse du taux de cautionnement, la garantie de la bonne exécution des marchés, qui passe de 3 à 1,5% et l’allègement des procédures administratives jugées « contraignantes ».
Le texte fait « obligation aux autorités contractantes de réserver aux PME un quota de la valeur prévisionnelle des marchés et (…) introduit également dans les procédures de passation des marchés une marge de préférence en faveur des PME dans le cadre de la sous-traitance ».

Avec l’objectif pour l’Etat d’octroyer 30% des contrats publics aux PME qui peuvent plus facilement accéder aux offres publics allant jusqu’à 100 millions de francs.
Un coup de pouce pour doper des PME qui peinent bien souvent à rivaliser avec les filiales des multinationales. Ce qui devrait aider à relever progressivement la compétitivité de ces entreprises qui représentent 90% du secteur privé mais ne contribuent qu’à 20% de la richesse nationale.
Des mesures qui résonnent en écho au plaidoyer de Jean Kacou Diagou, à la clôture de la quatrième édition de la CGECI Academy en avril dernier. Le président du patronat ivoirien avait alors appelé à une plus forte implication de l’Etat pour soutenir l’émergence de « champions nationaux » et avait initié une « Task force » à cet effet pour proposer un cadre plus incitatif au gouvernement au profit des PME.
En Côte d’Ivoire, le statut de PME concerne les entreprises qui emploient en permanence moins de 200 personnes et réalisent un chiffre d’affaires inférieur à un milliard de francs CFA hors taxe par an.

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