Les retombées directes du court séjour du président français François Hollande à Luanda en Angola le 3 juillet, sont valorisées à quelques centaines de millions de dollars. Il s’agit des contrats et lettres d’engagement négociés par les chefs d’entreprises français mobilisés au tour de François Hollande lors d’une tournée africaine  bien sélective.
« Ces contrats et lettres d’intention représentent au total quelques centaines de millions de dollars, selon la présidence française, mais n’atteignent pas le milliard annoncé par l’Elysée avant le voyage », rapporte l’AFP.
Les secteurs visés par les négociations, ayant eu la bénédiction de l’Elysée, couvrent les transports, le tourisme, l’agroalimentaire, l’eau, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain.
Tirant profit de ce voyage, le groupe hôtelier Accor aurait signé, avec la société angolaise AAA, un contrat pour l’ouverture de 50 hôtels d’ici à 2017, soit la gestion de plus 6200 chambres et la création de 3000 emplois.

Le groupe de BTP Eiffage s’est engagé pour la construction de 104 passerelles pour piétons dans un contrat de près de 200 millions $, alors que Météo France a signé, de son côté, avec son homologue angolaise, un accord de modernisation sur sept ans, dont la première phase est valorisée à 60 millions $.
Il y eut bien sûr le secteur pétro-gazier où le major français Total figure déjà dans le peloton de tête des grands acteurs de l’exploration et de la production du pétrole en Angola.
Selon Angola press, Total a manifesté son intérêt pour la construction future d’une unité de production de gaz liquéfié et a signé, avec Sonangol, la compagnie nationale angolaise, un accord de renforcement de partenariat. Cet accord inclut, a-t-on précisé, la coentreprise dans la production et l’exploration des blocs pétroliers en Angola et à l’étranger.
A en croire Francisco de Lemos, le président de la Sonangol, ce renforcement de partenariat est de nature à déclencher le quatrième boom dans la production pétrolière de l’Angola.
Au mois de mai dernier, Total, qui a bouclé 60 ans d’activité en Angola en 2013, a annoncé avoir atteint la barre symbolique des deux milliards de barils de production cumulée sur le bloc 17, situé en offshore profond à 150 km au large des côtes angolaises.
Ce bloc est devenu, suite au démarrage de la production dans son projet CLOV (les champs pétroliers Cravo, Lirio, Orquidea et Violeta), le plus important pour Total avec une production journalière de plus de 700 000 barils.
En 2014, la production en part du groupe Total a atteint 200 000 barils équivalents pétrole par jour provenant essentiellement des blocs 17, 0 et 14.
Début 2015, la production opérée par le groupe pétro-gazier en Angola a dépassé 700 000 bep/j, faisant ainsi de Total la première compagnie opératrice de l’Angola.

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