Après une période de turbulence marquée par des licenciements, un vent de renouveau souffle sur Mwana Africa, compagnie minière et de négoce multisectoriels aux actifs sur l’or, le nickel, le cuivre, le cobalt et le diamant à travers l’Afrique.
Ce renouveau est consécutif à l’appel des actionnaires qui ont demandé avec insistanceen, lors de l’assemblée générale du 9 juin dernier, une série de mesures pour réduire les coûts et réorganiser la structure.
Au mois de juin, douze licenciements avaient été décidés  dont l’éjection,navec effet immédiat, du directeur général, le congolais Kalaa Mpinga. Dans la foulée, l’homme d’affaires chinois Yat Hoi Ning a été placé au poste de président exécutif.
Le coup de tonnerre fut la démission annoncée le 26 juin dernier de Peel Hunt LLP, conseiller attitré et broker de la compagnie. Le départ de l’emblématique trader  qui sera effective le 25 juillet prochain fait peser sur les perspectives de Mwana. En l’absence d’un broker de substitution, Mwana risque des perturbations du négoce de ses titres  sur l’Alternative Investment Market (AIM).
Le 9 juillet, la compagnie explique que sa restructuration en cours a été soigneusement élaborée pour réduire les coûts de la structure sans affecter les activités des filiales qui sont au cœur de l’existence de Mwana Africa.
La commission des rémunérations et de nomination du conseil d’administration va, quant à elle, diligenter, incessamment, une recherche afin de recruter des dirigeants dûment qualifiés pour la nouvelle structure organisationnelle de sorte à développer et à réaliser le plan stratégique de croissance de la compagnie.
Faisant écho de la situation qui prévaut, Yat Hoi Ning a rappelé, le 9 juillet, que les actionnaires ont voté pour le changement et que le processus enclenché dans ce sens est en bonne voie.
« Nous espérons que la restructuration prendra deux mois », a-t-il dit, en prenant soin d’ajouter que le directoire se concentre sur la réduction des coûts pour atténuer l’incidence de la faiblesse actuelle du cours de l’once d’or et du nickel.
Mwana Africa, cotée à la bourse de Londres, a un solide portefeuille qui comprend la mine d’or Freda Rebecca, la mine de nickel Trojan et la fonderie de nickel Bindura au Zimbabwe, la mine de diamant Klipspringer en Afrique du sud, le projet aurifère Zani-Kodo et celui sur le cuivre et le cobalt Semhkat-Hailiang en RD Congo. Elle possède également des intérêts dans les projets de diamant Camafuca en Angola et BK16 au Botswana.

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