La compagnie pétrolière britannique Savannah Petroleum Ltd s’apprête à signer, avec le Niger, un accord de partage de production (PSC) sur les blocs R3/R4 qui lui coûterait 31,1 millions $ en termes de prime de signature et de garantie bancaire.
Pour s’y soumettre, Savannah sollicitera le marché financier par le placement d’un total de 61,69 millions nouvelles actions ordinaires de 0,001 £ chacune. Le placement, au prix de 38 pence par action, lui rapporterait environ 36 millions $, avec comme co-chef de file Mirabaud et Stifel.

La première phase de ce plan commence ce lundi 13 juillet avec l’émission d’une première tranche de 43,779 nouvelles actions ordinaires sur le London Stock Exchange. L’oération permettra de mobiliser 26 millions $ d’après un communiqué de la compagnie datant du 10 juillet.
Savannah complètera ce montant avec sa trésorerie, en attendant l’émission d’une seconde tranche de 17,911 millions nouvelles actions ordinaires, au plus tard, le 3 août prochain.
Pour sa part, Niamey aurait déjà rassuré, le 22 juin dernier, la compagnie pétrolière d’un potentiel heureux aboutissement.
Le draft de l’accord de partage de production sur R3/R4, une zone de 5249 km2, sera examiné en Conseil des ministres, dans les jours à venir pour approbation, avec, en vue, la signature de l’accord vers la mi-août 2015 entre Savannah et le ministère de l’énergie et du pétrole.
Selon les termes actuels, le Niger prendra gratuitement 15% d’intérêt dans l’accord de partage de production, un quota en-deçà de 20% précédemment obtenu dans l’accord de partage de production R1/2 couvrant 8406 km2, situé à quelques encablures, dans le bassin du rift d’Agadem, sud-est du Niger.
L’acquisition potentielle de la zone de l’APP R3/R4 est accueillie, au sein de la compagnie pétrolière, comme un grand progrès. Et pour cause, la zone des blocs R1/R2 renfermerait quelque 1,191 milliards de barils de ressources pétrolières prospectives brutes ajustées au risque.
Andrew Knott, le Directeur général de Savannah, estime qu’avec la nouvelle zone, la compagnie se trouvera en une très bonne position et détiendra environ 50% de la superficie du bassin du rif d’Agadem.
En rappel, la zone R1/R2 représente déjà 30,5% de la zone de permis original Agadem que la compagnie chinoise CNPC a rétrocédée à 50% en juillet 2013 après y avoir eu 77 puits exploratoires concluants sur 99 puits forés.

Ce contenu pourrait également vous intéresser