La Confèrence internationale sur le financement du développement qui s’ouvre le 13 juillet à Addis Abeba s’inscrit dans la lignée du consensus de Monterry en 2002, de la Conférence de Doha en 2008 et se pose en une sorte  d’avant goût de  la cruciale COP 21 de Paris qui traitera du climat. 

 

Il y a treize ans, l’accent avait été mis sur l’adoption d’un agenda de réduction de la pauvreté autour de 8 objectifs. L’humanitaire et la philanthropie avaient réussi à imposer la superstructure avant l’infrastructure.

Aujourd’hui, alors que 17 nouvelles cibles traitant des Objectifs de Développement durable sont sur le point d’être lancées, ne convient-il pas  de faire le bilan de ces objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à échéance avec des résultats globalement encourageants selon les tenant de l’humanitaire?

Or, en dépit de ce satisfecit, les acteurs reconnaissent que beaucoup n’a pas été fait.
Alors que les circuits de l’Aide Publique au Développement s’assèchent et que des voies nouvelles s’ouvrent à travers la hausse spectaculaire des transferts de la diaspora et des IDE, n’est-il pas temps pour les pays africains de remettre la mécanique du développement sur ses pieds? Plus que jamais, c’est le financement de l’infrastructure de base (eau, électricité, route) qui conditionne le développement. Le reste suit naturellement.

C’est connu, la  vision néolibérale, partisane de moins d’Etat, tend à privilégier la philanthropie et l’humanitaire. L’expérience montre les limites de ce système et appelle pleinement à l’implication de l’Etat pour d’une part initier des partenariats publics-privés qui donneront la chance au transfert de technologie et à l’éclosion d’un secteur privé fort. D’autre part, l’Etat doit coordonner les efforts des différents acteurs pour une utilisation optimale des fonds collectés à travers diverses provenances.

Adama Wade

 

 

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