Luanda a remplacé BNP Paribas par la Deutsche Bank dans le consortium de banques, ayant comme chef de file l’américaine Goldman Sachs, chargé de l’émission de la dette souveraine de l’Angola, un pays au potentiel économique fondé sur un secteur pétrolier et diamantifère d’une rare dynamique.
L’éviction de la banque française a été notifiée par une note, lundi 6 juillet dernier, du ministère des finances angolais sans aucun détail sur les motifs, selon l’agence portugaise Lusa.
D’après la même source, en possession d’une copie de la note, les autorités angolaises ont donné mandat à la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) qui fait alors son entrée dans le consortium.
Le choix de l’émission de la dette publique souveraine intervient à un moment de besoins financiers pour l’Angola qui nécessiterait, dit-on, plus de 20 milliards de dollars pour répondre à des urgences d’investissement au cours de 2015.
L’Angla, qui dispute avec le Nigeria la place du premier pays producteur de pétrole en Afrique, connaîtrait une chute 36,5% de ses recettes pétrolières et prévoit un déficit de l’ordre de 7 % de son PIB en 2015.

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