Ablaye Modou Ndiaye, Dakar

«On vieillit quand on cesse d’apprendre». Tel est l’adage de l’association des personnes du troisième âge du Sénégal, forte de 697 membres est d’une dénomination, «université du troisième âge» (UNITA-Sénégal), qui ne laisse personne indifférent.
Créée en 2011 avec 185 membres, l’université du 3e âge regroupe plusieurs profils retraités. Médecins, ingénieurs, anciens gouverneurs et, entre autres, anciens diplomates qui ont mutualisé leurs expériences et connaissances pour continuer de servir.
Selon le président de cette association, l’ancien directeur de l’école nationale des cadres ruraux de Bambey, Sidy Hairou Camara, les personnes du 3e âge ont élaboré à travers ce regroupement un plan stratégique quinquennal visant à contribuer à l’économie du Sénégal.
Avec un petit calcul, le président de l’UNITA-Sénégal tente de prouver le rendement financier de ces retraités. «Si un retraité parvient à travailler ne serait-ce que 2 heures par jour, cela peut rapporter des milliards à l’Etat du Sénégal durant l’année», tente de convaincre M. Camara.
Devenu membre du conseil d’administration de l’association internationale des universités du 3e âge (AIUTA) en juin dernier, l’UNITA version Sénégal a réalisé entre autres 3000 films à usage didactique et a en ligne de mire la réalisation d’un film sur Anta Madjiguene, une héroïne américaine d’origine sénégalaise, pour un montant de 850 millions de F CFA.
L’université du 3e âge a participé à la pacification de la crise universitaire mais également à la commission de rédaction de l’histoire du Sénégal.
Ablaye Modou Ndiaye

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