La nouvelle équipe gouvernementale, à peine mise en place au Togo, a bénéficié du Japon de 3,125 milliards de Yens, soit 15,8 milliards de francs Cfa.C’est une aide financière non remboursable destinée à la construction de deux ponts dans le nord du pays. Le premier ouvrage est un pont
d’une jetée de 120 m surplombant la rivière Kara et un autre de 160 m surplombant la rivière Koumongou reliant la route nationale N°17 qui est une route alternative à la nationale N°1, principal axe routier à fort impact économique qui traverse de façon longitudinale le Togo.
L’échange de note relatif à cette aide a été signé le 3 juillet dernier à Lomé par Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, et Kawamura Hiroshi, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Togo.
Le Japon et le Togo situent cet apport financier dans les engagements de la 4e conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD IV), tenue en mai 2008 à Yokohama.

 

L’intervention financière étant à présent formalisée, la construction des ouvrages démarrera au mois de juillet 2016 et sera exécutée par des entreprises japonaises qui attribueront, selon des sources diplomatiques, des parts du marché à des sociétés togolaises.

Selon le diplomate japonais Hiroshi Kawamura, la construction des deux ponts est un des projets stratégiques essentiels à la mise en œuvre concrète du «Concept d’Anneau de Croissance ouest-africain».
M. Kawamura a pris soin de préciser que son pays accorde une «grande importante» au développement des infrastructures qui, à son avis, permettraient d’accélérer la croissance économique du Togo.
«C’est une très bonne nouvelle», a relevé Ninsao Gnofom, ministre togolais des infrastructures et des Transports dont le pays concentre tous les efforts de développement sur son entrée dans le cercle des pays émergents en 2030.
La nationale N°17, a-t-il expliqué, est d’une importance capitale pour le Togo, dans la mesure où elle va représenter une alternative à la nationale N°1 à partir de Sokodé, dans le centre du pays, pendant que le trafic des marchandises des pays enclavés, à partir et vers le Port de Lomé, a considérablement accru ces dernières années.
Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, et potentiellement le Tchad, sont les pays enclavés qui transitent leurs marchandises par le Port de Lomé (PAL). Cette infrastructure en eau profonde est entrée, ces cinq dernières années, dans une profonde métamorphose avec des projets ambitieux. Ce sont des projets portés par le Pal même et ceux des partenaires comme Togo Terminal, filiale de Bolloré Africa Logistics, et le consortium Lomé Container terminal (LCT) pour en un port de transbordement en Afrique de l’ouest. FIN

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