La voiture du PDG d’Alliances bloquée par ses employés

La scène est incroyable dans un Maroc où son nom à lui seul suffisait pour ouvrir des portes. Mais que se passe-t-il?

 

Voir la voiture d’Alami Lazrak, poursuivie et caillassée par ses employés au lendemain d’un conseil d’administration tendu, dénote de la violence des retournements de tendances dont seuls les marchés ont le secret.

A la Bourse de Casablanca, l’action Alliances (ADI) a perdu 74,63% de sa valeur en 6 mois. C’est la plus forte baisse enregistrée sur le place marocaine entre le 2 janvier et le 30 juin 2015.

Les petits porteurs qui avaient misé des folies dans cette immobilière dotée d’un bon business plan et d’un plan de conquête de l’Afrique n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Apparemment, les gros institutionnels ont quitté le navire à temps.

Les raisons de cette chute vertigineuse prennent naissance dans les difficultés de remboursement de la dette contractée par la branche construction du groupe. Le 28 janvier 2015, le créancier, en l’occurrence le groupe Holmarcom, orchestre une saisie conservatoire sur les 58,1% du capital détenus par Alami Lazrak, PDF d’Alliances.

Depuis, l’affaire a évolué. Le risque d’une vente aux enchères des titres du groupe n’est pas à écarter. Ce qui, joint, à la mévente générale que connaît l’immobilier, est loin de rassurer le marché.

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