Les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se serrent les coudes pour créer une raffinerie communautaire de taille importante dans les années à venir pour matérialiser leur politique commune de raffinage et de distribution des produits pétroliers.

La raffinerie est inscrite dans l’opérationnalisation du Programme économique régional (PER) et la Vision CEMAC 2025 qui vise à faire  de cette région «un espace économique intégré et émergent» au cours des 15 prochaines années.

«La question de la mutualisation des moyens de production ou des moyens de raffinage dans le domaine pétrolier est une simple question économique», a expliqué Jean Eudes Teya, commissaire au département de l’étude, de la recherche et du développement social, chargé des droits de l’homme et de la bonne gouvernance.
On estime qu’il faut, pour l’espace CEMAC, constitué par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad, une raffinerie de grande taille pour être rentable.
Les trois raffineries existant en zone CEMAC, à savoir au Gabon, au Cameroun et au Congo, ainsi que la quatrième qui est projetée par le Tchad, sont « toutes de petite taille et condamnées à perdre de l’argent », a-t-on relevé.
L’exploitation pétrolière occupe une place capitale dans les économies de la région CEMAC et y représente 35,6% du produit intérieur brut (PIB), 56,1% des recettes budgétaires et 69,1% des recettes d’exportation.