L’ouverture du bureau de la BGFI à Dakar depuis le vendredi 29 mai sera suivie de celle de Banque De Dakar, le 11 juin. La Mauritanienne BCI, déjà présente au Mali et en Guinée, est aussi dans les starting blocks.

Ces vagues d’ouvertures provoquent une tension sur les salaires selon les professionnels du secteur. Bloqué faute de perspectives alléchantes, le turn over est reparti de plus belle. L’on s’arrache les experts en leasing et les gestionnaires de fortune (à cause de leur carnets) à prix d’or. Quelques banques comme la BRM ont perdu de bons cadres dans ce chaud mercato du mois de juin. La concurrence sera rude dans le domaine des RH mais aussi en front office. Le premier groupe de la zone CEMAC n’entend pas faire office de figurant à Dakar même si, argue un de ses représentants, il s’agit pour le moment d’inaugurer un round d’observation avant de se lancer ouvertement».
Du Côté de Banque de Dakar, il semble que le modèle d’une banque universelle avec un ancrage fort sur la clientèle d’affaires (gestion de fortune) est privilégié. L’actionnariat de la Banque De Dakar est constitué de la holding groupe BDK à 80 % et de Coris Holding à 20 % qui en est le partenaire technique.
La Holding groupe BDK est composée d’investisseurs espagnols et français. Une partie de l’investissement est réservée à des investisseurs Sénégalais.
A noter que la holding BDK est différente de la BDK qui est une banque au capital de 16 milliards entièrement libéré par ses deux actionnaires. Le conseil d’administration, présidé par l’ancien président de l’assemblée nationale du Sénégal, Mamadou, Seck, est composé des représentants des deux holding.
Alors que ces ouvertures ont lieu, il convient de noter que les résultats du secteur ne sont pas aussi bons. La Société Générale a été sommée de provisionner sous l’injonction de la Commission Bancaire (organe de la BCEAO) qui poursuit ses rondes en ce moment.

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