Pour Yacine Diama Fal, représentante résidente de la BAD au Maroc, le gap des infrastructures qu’accuse l’Afrique ne peut se résoudre qu’à travers l’ingénierie. Entretien.
Que vous  inspire ce symposium  ESA?
Ce Symposium est avant tout une occasion pour plusieurs parties prenantes d’échanger sur la question centrale du développement des infrastructures en Afrique et du rôle non négligeable de l’expertise et de l’ingénierie dans cet élan. Nous avons l’exemple très intéressant de JESA qui est un partenariat particulier dans un domaine très pointu qui va jouer un rôle crucial dans les perspectives de développement des infrastructures en Afrique.

La BAD a lancé un fond d’investissement dédié aux infrastructures en Afrique. Comment ce fond pourra-t-il accompagner les ingénieries africaines ?

Justement l’un des objectifs de ce fonds d’investissement est de mobiliser des financements avec un spectre beaucoup plus large que le financement classique qui était généralement destiné aux infrastructures en Afrique. D’abord en faisant réorienter les investissements et les revenus générés sur le continent, en mobilisant les financement extérieurs mais aussi en s’appuyant sur l’expertise qui doit accompagner tous ces montages. Le fonds à la fois à la fois comme un guichet qui mobilisera l’ingénierie et, d’autre part, comme pourvoyeur et mobilisateur d’expertise pour réaliser les études nécessaires à ces projets ainsi que leur financement.
Quel schéma particulier faut-il proposer aujourd’hui aux décideurs africains pour booster le taux de réalisation des infrastructures?
J’ai tenu durant ce symposium à focaliser l’attention sur les programmes qui ont été initiés par les gouvernements africains à l’instar du PIDA* qui permet de définir une vision ou une approche stratégique concrète à savoir définir une espèce de pipeline de projets prioritaires pour le développement de l’Afrique. Dans un premier temps, il s’agit de donner un interêt particulier aux projets identifiés à l’horizon 2020. C’est le plan d’action qui a été notamment confirmé en 2014, lors du sommet sur les infrastructures à Dakar et, ensuite, en 2040, cadre des projets à long terme. La réalisation de tous ces programmes inclut la la partie hard mais aussi la soft à travers la mobilisation d’expertise et en s’assurant qu’on construit des projets bancables et solides du point de vue de leur opérationnalité.

Dia

 

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