Le Fonds monétaire international a annoncé, le 7 mai, que la zone CEMAC devrait enregistrer une croissance économique de 2,2% en 2015 contre 4,6% en 2014. Cette prévision est largement inférieure à celle annoncée fin mars dernier par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), en l’occurrence 4,2%.

Le FMI a précisé que la chute des prix de brut n’a pas eu d’effets sensibles en 2014, «mais elle devrait peser sur l’activité économique en 2015 en faisant descendre le taux de croissance à 2, 2% en raison de la baisse de la production de pétrole et des investissements publics».

«2015 sera une année de défis pour la zone CEMAC», a résumé Mario de Zamaroczy, chef d’une mission de cette institution financière qui a séjourné à Libreville (Gabon, siège provisoire de la Commission de la CEMAC depuis un an) et à Yaoundé du 23 avril au 7 mai.

«La chute des recettes pétrolières, la poursuite des programmes d’investissements publics et la lutte contre l’insécurité dans la région du Lac Tchad ainsi qu’en République centrafricaine ont creusé le déficit budgétaire régional, qui s’est établi à 5,2% du PIB en 2014. Le déficit devrait, d’après les projections, continuer de se détériorer en 2015 et atteindre 6,8% du PIB », a par ailleurs précisé le FMI dans un communiqué publié à l’issue de cette visite.

La CEMAC compte six pays: le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. Hormis la RCA, ces pays sont tous des producteurs et exportateurs de pétrole.