Mark Bristow, directeur exécutif de Randgold Resources qui exploite la mine d’or de Tongon, dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire, a annoncé une prévision de production de 260 mille onces, soit environ 7,4 tonnes d’or, pour l’année en cours, en hausse de 4% par rapport à 2014.

Principal actionnaire de la mine, avec 89% des parts (contre 10% pour l’Etat ivoirien et 1% pour un investisseur privé), la multinationale, qui représente environ 40% des 18,4 tonnes d’or produits en Côte d’Ivoire l’année dernière, table sur un scenario prudent au prix moyen de 820 dollars l’once qui devrait assurer sa rentabilité (le cours très volatile de l’or qui fluctue au-delà des 1 000 dollars l’once depuis bien avant 2010, connait une tendance baissière autour de 1 200 dollars US depuis le début de l’année).

La mine, inaugurée en 2011, désormais rentable après avoir amorti 500 millions de dollars d’investissement, versera les premiers dividendes «dès le troisième trimestre 2015», avait rassuré le directeur exécutif en début d’année sans autre détail sur les résultats financiers.
La production, selon les estimations s’établira, en 2016, à 280 000 onces, avant de franchir le cap de 300 000 onces à l’horizon 2017-2018, juste quatre années avant la fermeture de la mine prévue pour 2022.

Convaincu du potentiel du sous-sol ivoirien, le groupe a anticipé cette échéance avec 6 millions de dollars engagés dans un programme d’exploration sur 12 permis en Côte d’Ivoire. Les premiers résultats de ce programme, notamment à Mankono et Fapoho, ont «confirmé d’importantes formations aurifères dans un milieu géologique et structural favorable», signalait Mark Bristow durant l’été 2014.

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