La compagnie américaine «KOMOS ENERGY», titulaire d’un permis de recherche pour les hydrocarbures dans l’offshore en Mauritanie au niveau des blocs C8, C12 et C13, a annoncé la découverte d’importantes quantités de gaz le lundi 27 avril dernier.

Celles-ci sont localisées dans le bloc-8 situé à environ 250 kilomètres au Sud/Ouest de Nouakchott.
Aussitôt connue la nouvelle de ces découvertes gazière en Mauritanie, et avant son annonce officielle, l’action de «KOSMOS» a pris l’ascenseur, grimpant de 9% sur le marché boursier de New York (New York Stock Exchange-NYCEI)durant la seule séance du 27 avril.

Un constat qui renvoie à l’importance des perspectives ouverte par la découverte et l’exploitation prochaine du gisement du bloc-8.

Un premier puits (tortue -1) « dont le forage a duré 2 mois, atteignant une profondeur de 1600 mètres, a permis de rencontrer d’importantes quantités de gaz évaluées à 15 Trillions Cubes Feet (TCF). Ce qui équivaut pour les non initiés à 420 milliards de mètres cubes. D’importantes réserves dont l’exploitation s’étale sur une période de 25 années, explique un expert cité par le même organe.

En l’état actuel des recherches, on ne sait pas si le puits « Tortue-1 » renferme également du pétrole.

Mais dans tous les cas «la foreuse va continuer l’opération jusqu’à une profondeur de 5000 mètres, avec la possibilité de découverte d’un gisement pétrolier. Cet espoir est nourri par le fait que le gaz étant plus léger, peut bien cacher le pétrole, plus lourd».

Au sujet du délai d’exploitation des nouvelles ressources, il devrait prendre entre 7 et 10 ans sur la base des normes standards.

« KOSMOS ENERGY » détient 90% des parts du bloc-8 et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et du Patrimoine Minier (SMHPM-publique) est propriétaire de 10%.

Horizons

Désireuse d’aller vite, la compagnie détentrice des droits sur le bloc-8 aurait déjà entrepris des démarches en vue de l’exploitation de ses nouvelles découvertes en Mauritanie.
Il faudra dans ce cadre non seulement la construction d’une plate forme mais aussi trouver des clients car le gaz, contrairement au pétrole, ne peut être stocké, à cause des frais inestimables qu’entraînerait une telle opération. Il faut définir au préalable un schéma d’exploitation, soit à travers la construction d’un pipe line, qui le cas échéant, va nous connecter à l’Europe à partir des iles Canaries, ou, pourquoi pas, aux Etats-Unis, juste en face de l’autre côté de l’Atlantique.

L’autre option, consisterait à transformer le gaz en liquide susceptible d’être acheminé par bateau (méthanier-sous forme de Gaz Naturel Liquéfié) ».

Le spectre géographique de KOSMOS

KOSMOS ENERGY est présente en Mauritanie, au Sénégal, au Maroc, au Ghana et au Surinam.

Elle est liée à la sénior américaine Chevron, un des leaders mondiaux de l’exploitation, par un accord de partenariat sur les blocs C12 et C13 de l’offshore mauritanien. Ce qui laisse entrevoir, au profit du géant américain, la possibilité d’une opération de cession relativement au bloc 8, déjà posé en option. Chevron a sécurisé cette option courant mars 2015. Il est probable qu’elle ait eu l’information bien avant le marché.

Amadou Seck