C’est une nouvelle qui mettra en émoi les milieux d’affaires et les amateurs de bière des quartiers populaires d’Abidjan. Les brasseries ivoiriennes (LBI), venues défier le règne historique de la Société de limonaderies et brasseries d’Afrique (SOLIBRA), ont dû rendre le tablier après moins de deux ans d’activité, à …. la concurrence.

Lancé en grande pompe au second trimestre 2013 avec en vedette Number One, «la bière des connaisseurs», l’usine de la LBI, filiale du groupe Eurofind, d’une capacité installée de 250 000 hectolitres, avait pourtant fini par s’accaparer, fin 2014, de 28% du marché sur ce segment entrée de gamme contre 36% pour la Bock 66 de Solibra. Ce qui lui valait 12% du marché globale de la bière avec environ 13 milliards de FCFA de chiffre d’affaires attendus en 2014, contre 7 milliards en 2013. Au point de renforcer dernièrement ses capacités de production.
Même si des indiscrétions faisaient état d’une situation financière «délicate», la disparition, il y a un an, de Moustapha Khalil, fondateur du groupe Eurofind (agroalimentaire, acierie, chime), laisse place à toutes les spéculations en attendant des informations plus précises.
Quel impact cette nouvelle donne pourrait-elle avoir sur le marché ? Dans tous les cas c’est une situation que le groupe CFAO suit certainement de près. Avec le neerlandais Heineken, le projet d’une brasserie avec une capacité annuelle de plus d’un million d’hectolitre (à peu près l’équivalent de Solibra) est à l’étude. Et le cas de LBI indique qu’il y a bien une soif de nouveauté.
Au groupe Castel, propriétaire du nouvel acquéreur BGI et de Solibra, c’est certes une bataille de gagnée mais on se prépare sûrement pour «la guerre de la bière».

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