Les institutions de microfinance de la zone UEMOA ont réalisé 855,7 milliards FCFA de dépôt au cours de l’année écoulée, soit une hausse annuelle de 6,3%, « une évolution relativement positive », a révélé le rapport 2014 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) sur le secteur.

Toutefois, sur la base de l’échantillon des 126 institutions réalisant 90% des transactions (sur les 718 existants), l’on note une évolution plus sensible de près de 11% avec 770,2 milliards de dépôts.
Si au Niger et en Guinée-Bissau le rapport a relevé une baisse des dépôts (respectivement 3,6% et 12%), les autres Etats ont enregistré une hausse allant de 10,9% au Sénégal à 13,4% au Bénin à l’exception du Mali qui note 4% de hausse. Pour un montant moyen de dépôt individuel évalué à 91 241 FCFCA en 2014 contre 91 230 francs une année auparavant.

L’analyse de l’échantillon de référence considéré fait ressortir une progression de 17% de l’encours de crédit octroyé évalué à 752,2 milliards à fin 2014. Hormis la Guinée-Bissau (-47%), les autres Etats ont enregistrés des hausses de 38,2% au Niger, 27,4% en Côte d’Ivoire, 24,6% au Bénin, 19,1% au Mali, 18,3% au Burkina, 12,6% au Sénégal et 7,7% au Togo ; avec un encours moyen de prêt de d’environ 88 milles francs contre 84 mille francs en 2013. Ce qui permet d’établir la capacité de financement du secteur à 7,1% des crédits accordés par les établissements de crédits de la zone.

Sur environ 108 millions de personnes que comptent les 8 pays de l’UEMOA, seuls 14,4 millions bénéficient des prestations des institutions de microfinance, soit 13,3% de la population, contre 18% en Inde, pays référentiel dans le domaine. Si l’on considère que le taux de pénétration bancaire qui est en moyenne en deçà des 10% en Afrique subsaharienne, ces résultats peuvent être jugés encourageants mais demeurent bien loin des 80% de bancarisation d’un pays comme l’Île Maurice.
Selon des experts, la microfinance gagnerait à s’investir beaucoup plus dans le mobile banking, l’autre révolution qui financière qui connaît un franc succès sur le continent. Une étude du cabinet américain Boston Consulting Group stipule que les services financiers sur mobile pourraient rapporter au moins 1,5 milliard de dollars d’ici à 2019 et toucher de plus 250 millions de personnes en Afrique subsaharienne à cette échéance.

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