Adama Wade, envoyé spécial à Bamako

Birama Sidibé appelle dans sa vision à acompapgner les dirigeants dans trois consensus: l’émergence, l’inclusion des zones fragiles et l’intégration.

Bamako. Accompagné du secrétaire général de la présidence et de son homologue de l’Economie numérique, le ministre malien des Finances, Igor Diarra, a présidé, jeudi 9 avril 2014, au lancement officiel de la candidature de Birama Sidibé au poste de la présidence de la Banque Africaine de Développement.
Le ministre des Finances a déclaré que l’ancien haut cadre de la BAD «est un excellent candidat de par sa technicité, son expérience et son dévouement au Mali et à l’Afrique».
La candidature malienne est soutenue au plus haut niveau par le président de la République, Ibrahima Boubacar Keita, qui a donné des instructions fermes à l’ensemble des membres de son gouvernement pour la mobilisation des amis du Mali.

«Je suis fier d’être malien et africain. Ma candidature est une ambition pour l’Afrique», a déclaré M. Sidibé qui a rappelé la mission historique de la BAD, «un instrument de solidarité constitué en mettant les ressources en pool pour assurer le développement des pays considérés isolément et communément».
Saluant la croissance exceptionnelle de l’Afrique de ces dernières années, M. Sidibé a évoqué aussi les zones fragiles et les défis à relever pour lutter contre l’exclusion. «L’Afrique a changé car les nouveaux dirigeants ont un nouveau langage et de nouvelles priorités». Aujourd’hui, nos dirigeants aspirent à plus d’intégration économique, poursuit M. Sidibé qui estime que l’Afrique doit être le dragon de demain.

Cette transformation passe par la modernisation d’une institution aussi centrale que la BAD. «Il nous faut une banque africaine smart, novatrice, pertinente, réactive, connectée, au service du secteur privé et capable de soutenir la construction d’institutions fortes». Et M. Sidibé d’appeler à l’investissement dans la création de richesses et de valeurs. «Un changement de logiciel est nécessaire à la BAD pour qu’il y ait plus de mobilisation de ressources et plus d’innovations. La Banque africaine doit jouer un rôle majeur dans l’amélioration de la connectivité inter-africaine».
Attentif aux enjeux économiques actuels du continent, M. Sidibé appelle dans sa vision à acompapgner les dirigeants dans trois consensus: l’émergence, l’inclusion des zones fragiles et l’intégration.

Jusque-là vice président de la Banque Islamique de Développement (poste qu’il a quitté pour éviter le conflit d’intérêt ), Birama Sidibé a participé à la montée en force des concours de cette institution envers l’Afrique.
A noter que sur les 29 pays qui ont sponsorisé les 8 candidats, 11 ont parrainé le malien qui arrive de loin en tête devant le candidat du bloc de la Communauté de Développement des Etats de l’Afrique Australe (SADC). Ce résultat d’étape place Birama Sidibé dans le peau du favori. L’élection aura lieu le 28 mai prochain en marge des assemblées générales de la BAD.

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