Le Premier ministre ivoirien a réaffirmé la volonté de son Gouvernement de parvenir à broyer 50% de la production nationale de cacao à l’horizon 2020. Au cours d’une séance de travail qu’il a eu jeudi avec les industriels la filière, en marge du SARA (Salon internationale de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan), qui se tient du 3 au 12 Avril), Daniel Kablan DUNCAN s’est dit déterminé à aplanir toutes les pesanteurs qui minent le secteur ; d’où l’étude en cours sur la compétitivité des entreprises de broyage.

Déjà premier broyeur mondial avec 35% de fèves transformées, juste avant la Hollande, le pays cherche à intégrer un peu plus la chaîne de valeur de cette spéculation dont il est le légendaire premier producteur (environ 1 749 000 tonnes en 2014). Sur les 65 580 milliards FCFA que génèrent l’industrie cacaoyère, seuls 5% reviennent aux pays producteurs, a encore regretté le locataire de la Primature.
Rappelons que 12 unités de broyages appartenant aux grands groupes dont Saco, Cargill, Cemoi, Olam, sont installées en Côte d’Ivoire pour une capacité de transformation de 704 000 tonnes par an Olam. La dernière née, du groupe singapourien Olam, Olam Cocoa Processing, a été inaugurée à San-Pédro le 7 mars 2015 par le Président Alassane Ouattara lui-même lors de sa visite d’Etat dans le Sud-ouest.
L’usine de broyage de dernière technologie a coûté 37,5 milliards FCFA. Sa capacité de transformation est de 75 000 tonnes. Elle emploie 450 salariés. Cette usine porte à plus de 57,5 milliards F CFA, les investissements du Groupe Olam installé dans le pays depuis 1994.
A l’occasion de la cérémonie d’inauguration, le Ministre ivoirien de l’Industrie et des Mines, Jean-Claude Brou, qui est intervenu au nom du Gouvernement, avait exprimé la volonté de la Côte d’Ivoire d’accélérer le processus de transformation du cacao ivoirien pour créer plus de valeur ajoutée et plus d’emplois. Il avait alors donné rendez-vous aux broyeurs au prochain Sara 2015, pour réfléchir avec eux, sur les conditions de cette accélération de la transformation dans la vision de l’émergence. Les échanges que le Premier Ministre a eus avec les industriels s’inscrivent dans ce cadre.

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