Paris, le 27 fèvrier 2015. Près de 8 millions de petites et moyennes entreprises en croissance recherchent actuellement des financements en fonds propres et quasi-fonds propres de l’ordre de 100 000 à 2 000 000 de dollars. L’Impact Investing ou Investissement de mission est une opportunité pour les investisseurs de contribuer au financement d’une croissance inclusive en Afrique tout en atteignant des rentabilités financières ajustées pour le risque proche des rentabilités de marché.

Le 12 février 2015 à Paris, le think tank Kusuntu-le-Club, le cabinet d’avocats Orrick, Herrington & Sutcliffe (Europe) LLP et l’investisseur Investisseurs & Partenaires ont organisé avec le soutien de Proparco, filiale de l’AFD consacrée au financement du secteur privé, pour la troisième année consécutive, une conférence dédiée à la finance en Afrique. Centrée sur le thème de « l’Impact Investissement », la conférence a permis de réunir 30 intervenants et plus de 150 participants, investisseurs professionnels, entrepreneurs, consultants et banquiers d’affaires venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord.
Les présentations et tables rondes ont permis de montrer les réalisations concrètes des fonds d’investissements africains, européens et nord-américains sur le continent. Parmi les principaux défis cités, la définition des critères permettant de mesurer l’impact réalisé et la question de la rentabilité financière des investissements. À ce jour, le nombre de fonds consacrés en Afrique au segment de l’Impact Investissement est jugé trop faible. Pourtant, selon Jean-Jacques Essombè, avocat associé au sein du Cabinet Orrick, Herrington & Sutcliffe (Europe) LLP, « le marché pèse entre 15 à 25 milliards de dollars US ».
De nombreux représentants de fonds d’investissements comme les français Amethis et Phitrust, le canadien Sarona ou encore les hollandais SOVEC et XSML, des représentants du Réseau Mondial des Investisseurs d’Impact (GIIN), du Ministère Français des Affaires Etrangères et du Développement International, de BPI France International et des organismes de certification et notation français VIGEO et ETHIC Intelligence ont participé à cette journée de conférence.

Au cours de son propos d’introduction générale, Jean-Michel Severino, Directeur général d’Investisseurs et Partenaire : « L’impact Investissement a pour intention de répondre à un besoin d’intérêt général et apparaît comme une des meilleures options devant permettre d’atteindre une croissance inclusive, génératrice d’emplois pour le plus grand nombre, mais aussi de croissance ».

La conférence Kusuntu-Orrick 2015 a été l’occasion de renforcer l’appel de Kusuntu-le-Club pour qu’un nombre plus important de fonds d’impact investissement viennent en Afrique afin que le capital investissement ne s’adresse pas seulement aux grandes entreprises. Près de 8 millions de petites et moyennes entreprises en croissance recherchent actuellement des financements en fonds propres et quasi-fonds propres de l’ordre de 100 000 à 2 000 000 de dollars.

Les participants à la conférence Kusuntu-Orrick 2015 ont d’ores et déjà appelé à une quatrième édition. Cette conférence réunira des investisseurs institutionnels africains et des acteurs du capital investissement des pays du nord afin de discuter ensemble des modalités d’une coopération permettant d’accroître, grâce au mentorat professionnel, le nombre d’équipes de gestion en Afrique. A ce titre, les organisateurs ont invité les institutions de place française à rejoindre ce projet afin d’en faire, à l’instar de ce qui se fait dans les autres capitales occidentales, la Conférence Annuelle de la Finance Africaine à Paris.

Les actes de la conférence du 12 février 2015 sur l’Impact et la rentabilité financière par les investissements dans les entreprises africaines sont mis à disposition sur la chaîne Youtube de Kusuntu-Partners:

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