La communauté financière attendait avec intérêt les resultats de cet Eurobond historique de la Côte d’Ivoire. Finalement, les resultats sont allés au delà des attentes.

Les 1 milliard de dollars ont été levés en un demi tour d’horloge. Le carnet d’ordre affichait rondement 4 milliards de dollars à l’heure du lunch. Une franche bousculade a opposé les fonds anglo-saxons qui ont salué très bas cette obligation libellée sur 13 ans tout en se ruant sur les prospectus en langue de Shakespeare ( à notre avis rare) qui parlaient du pays d’Alassane Ouattara. Ce succés à lequel il aura manqué l’appétit des investisseurs parlant français (on les connaît, paradoxalement, timides sur la dette des pays francophones) s’est dessiné dès le road show conduit du 16 au 25 fevrier à Londres, New York et Boston. Soit de la plus classique des manières, avec comme syndicat de placement la BNP Paribas, City Groupe et Deutsche Bank. Annoncée aux côtés de ce trio, la marocaine BMCE Bank a été retirée. Ce succés montre en tout cas toute la capacité d’attraction de la Côte d’Ivoire vis-à-vis des investisseurs de classe mondiale. Reste seulement à se demander si le taux (6,25%) est soutenable ? Pays non Investment garde, la Côte d’Ivoire a obtenu de meilleures conditions que le Kenya qui s’était endetté en juin 2014 avec un taux de 6,875 sur une maturité de dix ans. En Janvier, l’Irlande qui présente quasiment le même niveau de risques que la Côte d’Ivoire a levé environ 4 milliards de dollars à un taux de 0,87%.

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