Déclenché depuis le 28 janvier dernier sur les 3 sites de Zouerate (650 kilomètres au Nord/Est de Nouakchott), la grève générale observée par les travailleurs de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM-la plus importante entreprise publique de Mauritanie) est au centre des débats.
Ce mouvement « observé par 91% des travailleurs, en dehors des cadres, entraîne une quasi paralysie totale des sites de production du minerai de fer » selon la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM).
La centrale syndicale rappelle que cette grève est motivée par « le non respect par l’employeur des clauses d’un accord conclu le 03 mai 2014, en vertu duquel la SNIM s’engage à accorder à partir du 1é octobre 2014, une augmentation générale consistante de salaire, verser trois (3) salaires en guise de bonus et de payer un rappel des primes de production impayées au titre de l’année 2014 ».
Des engagements non respectés au motif que la SNIM rencontrerait désormais des difficultés imputables à la baisse des cours mondiaux du minerai de fer.
La CGTM met en garde contre la tendance «au recours aux retraités, stagiaires et personnel d’encadrement, pour pallier l’absence des employés en grève. Des travailleurs temporaires ayant des difficultés à manipuler un matériel sophistiqué dont dispose la société.
Ce qui entraînerait l’arrêt de la chaîne de production de la SNIM dont la remise en marche nécessitera plusieurs milliards de d’ouguiyas, ressources dont l’entreprise ne dispose pas dans la conjoncture actuelle.
La SNIM offre 6000 emplois directs. Elle contribue fortement au budget de l’Etat et aux recettes en devises en Mauritanie.

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