L’agence de notation Moody’s a annoncé, le 11 février,  que la chute des cours du pétrole ne boostera pas la croissance mondiale, notant que la baisse de la facture énergétiques pour les pays importateurs sera plus que contrebalancée par d’autres facteurs.

Dans une note de recherche, Moody’s a maintenu ses prévisions de croissance inchangées pour les pays du G20, qui devraient voir en moyenne leurs économies progresser de moins de 3% en 2015 et en 2016. La baisse des prix du pétrole profitera notamment aux Etats-Unis et à l’Inde. Dans la première économie mondiale, l’environnement économique favorable encouragera les consommateurs et les entreprises à dépenser une partie des gains provenant de la baisse des prix du pétrole, tandis que l’économie indienne bénéficiera d’une baisse de l’inflation qui a plombé sa croissance ces dernières années.

Ainsi, l’économie américaine devrait croître de 3,2% alors que le PIB de l’Inde augmentera de 6% en 2015. En Chine, gros importateur de pétrole, les taxes plus élevées sur l’énergie et le contrôle de l’Etat sur certains prix dans l’énergie et les transports freineront l’impact des prix plus bas du pétrole. Moody’s estime  en conséquence que le la croissance du PIB chinois devrait tomber sous la barre de 7%, après 7,4% en 2014.La zone euro, le Japon et le  Brésil ne devraient pas aussi tirer profit  de la chute des cours de l’or noir en raison d’un  environnement économique défavorable, souligne Moody’s, citant notamment le niveau élevé du chômage et le retour de l’incertitude politique dans certains pays de la zone euro, ainsi que le resserrement de la politique monétaire et budgétaire au Brésil.

Dans ce contexte, une grande partie des gains provenant des prix plus faibles du pétrole seront épargnés plutôt que dépensés, estime l’agence, qui voit les PIB de la zone euro et du Japon progresser de moins de 1% cette année et le Brésil être proche de la stagnation. Les pays producteurs de pétrole seront naturellement impactés négativement à l’exception de l’Arabie saoudite, où la hausse des dépenses budgétaires compensera les effets négatifs et aidera à maintenir une croissance positive.

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