Un rapport qui fera parler de lui. Le FMI tresse des lauriers pour les banques marocaines et Sud-africaines et tacle Ecobank devenue un risque systémique. 

 

 

Le fonds monétaire international(FMI) indique dans un rapport que certaines banques africaines ne respectent pas la bonne gouvernance financière. L’institution multilatérale cite en exemple Ecobank et d’autres banques  qui par souci d’opportunités et de bénéfices, font fi des règles de publication des résultats, de transparence et de bonne gouvernance.

« Si ces aspects ne sont pas pris en compte cela risque de poser un risque pour le système financier régional»  fait savoir le FMI dans le résumé de son rapport.

La banque panafricaine est particulièrement visée par le rapport.«Le groupe Ecobank est l’une des banques panafricaines ayant réalisé une expansion rapide à travers le continent, mais ce développement accéléré pose des problèmes grave au regard de la mauvaise gouvernance dont souffre la banque», martèle l’institution de Bretton Wood.

 

«Avec sa stratégie d’expansion rapide, Ecobank prend une importance systémique alors que son système de supervision déficient représente une source importante de danger pour la stabilité financière du continent», a ajouté l’institution. En réaction, Ecobank juge le rapport obsolète datant d’il y a 18 mois quand les règles actuelles du reporting internes n’étaient pas encore adoptées.

L’étude a aussi noté que, mis à part le groupe Ecobank, la majorité des banques panafricaines, malgré une forte empreinte régionale, présente un volume d’actifs  assez faible lorsqu’on les compare à ceux mobilisés par les filiales des banques non africaines, ce qui pourrait être le fait d’une expansion mal orientée dans certains cas.

En revanche, des pays comme le Maroc dont trois banques (Attijariwafa Bank, BMCE Bank, Banque Centrale Populaire) ou l’Afrique du Sud, où on retrouve le groupe Standard Bank ou même Nedbank, actionnaire d’Ecobank, sont cités en exemples.
Pour certains groupes bancaires, la structure de l’actionnariat est peu cohérente, ce qui pose des difficultés quant à la règlementation à appliquer. L’étude du FMI intervient dans un contexte où les dirigeants africains se penchent de plus en plus sur la question de l’intégration des systèmes financiers.

Ce contenu pourrait également vous intéresser