Le retrait d’agrément de la MAURISBANK, une des dernières nées des institutions bancaires à vocation de financement islamique en Mauritanie, décidé à l’issue d’une session du Conseil de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale, tenue le mercredi 31 décembre et rendue public jeudi soir, aura des conséquences juridiques et judiciaires.
Ainsi, au plan civil, la banque dont le capital n’avait pas encore été libéré, « est déférée devant le tribunal de commerce de Nouakchott à l’effet de procéder au désintéressement collectif et égalitaire de l’ensemble des créanciers » selon le CPM.
Quant à la dimension pénale de l’affaire, elle se traduit par « une dénonciation à Mr le Procureur de la République prés le tribunal régional de Nouakchott, des actes passibles de constituer des infractions à la loi pénale » et dont le présumé auteur est Ahmed Ould Mogueya, principal actionnaire de la MAURISBANK.
Conséquence immédiate de ces développements, le PDG de l’institution a été placé en garde à vue dans les locaux de la police chargée des investigations en matière d’infractions à caractère économique, jeudi après midi.