L’ouverture de la campagne de commercialisation arachidière 2014-2015 est fixée au 29 décembre 2014. Un fond de commercialisation est déjà disponible pour l’achat de semences écrémées et certifiées. L’annonce a été faite par le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, Dr Abdoulaye Seck.
Le Dr Papa Abdoulaye Seck, qui est revenu sur le prix au producteur fixé, cette année, à 200 FCFA le kilogramme, a indiqué que la proposition faite par le Comité interprofessionnel de l’arachide (Cnia), le 2 décembre dernier, a été confirmée par le Conseil des ministres du 10 décembre 2014. D’autres mesures sont venues accompagner la fixation des prix notamment la mise en place d’un fonds de commercialisation avec un taux bonifié de 6 % contre 13 %. Ce fonds de commercialisation doit permettre d’acheter 50.000 tonnes de semences. La nouveauté de cette année est que les semences seront composées de 50 % de semences certifiées et 50 % de semences écrémées. L’autre mesure prise par le président de la République, c’est la reconduction du protocole d’accord entre l’Etat et les huiliers et qui permet à l’Etat d’intervenir lorsque les cours mondiaux enregistrés sur le marché international sont inférieurs aux prix fixés.
Le département de l’Agriculture et de l’Equipement rural ne fera plus de notifications aux opérateurs avant les contrôles relatifs aux semences, a fait savoir le ministre Papa Abdoulaye Seck. 50.000 tonnes de semences sont prévues pour la campagne agricole 2014-2015. « Il faudrait que l’on se comprenne bien, c’est une rupture fondamentale que nous apportons et qui va dans le sens de la fortification de la filière arachidière sénégalaise », a soutenu le ministre. De plus, les opérateurs qui veulent participer à la campagne doivent désormais s’adresser à la Cncas qui va envoyer au ministère la liste des bénéficiaires. Ainsi, explique le ministre, les services compétents du ministère vont contrôler la qualité des bénéficiaires et c’est ensuite que son département va faire des notifications en se fondant sur la recevabilité de la qualité qui a été contrôlée. « En opérant de la sorte, nous pourrons obtenir des semences écrémées de bonne qualité », estime le ministre. C’est également la même procédure que les détenteurs de semences certifiées devront suivre.