La conférence de Lima sur le climat se déroule du 1er au 12 décembre 2014 et s’inscrit dans le cadre du protocole de Kyoto signé en 1997, entré en vigueur en 2005 et devant s’achever en 2020.

Les 195 pays membres de la convention de l’ONU sur le climat négocient pour conclure un accord d’ici un an à Paris. Les pays émergents pointent du doigt la responsabilité historique des pays riches dans les émissions de gaz à effet de serre et appellent les parties à financer le fonds vert pour le climat.

Il s’agit d’un mécanisme de 100 milliards de dollars d’aide que les pays développés se sont engagés à mobiliser annuellement en faveur des pays en développement d’ici 2020. Avant la conférence de Lima, le fonds avait mobilisé 10 milliards de dollars de promesses de contribution.

Pour les pays developpés le monde de 2015 n’est pas le monde de 1992, date de signature de la convention de l’ONU sur le climat, en référence à l’essor des économies de la Chine et de l’Inde, deux gros émetteurs aujourd’hui aux Côtés du Brésil qui a évité de prendre part à l’accord sur la déforestation  signé le 7 décembre et engageant les pays sud américains à reboiser 20 millions d’hectares de terres dégradées. Cet accord baptisé “initiative 20×20” devra recevoir 365 millions de dollars de soutien de la part des investisseurs privés.

Notons que l’UE constitue l’un des grands espaces industrialisé à adopter une position progressive sur le Climat. Les USA n’a pas encore adhéré à la convention. Le Canada s’en est retiré imitant l’exemple de l’Australie. Le Japon qui a revu ses objectifs à la baisse a un pied dehors.

Le Sommet de Lima (qui n’a obtenu pour l’heure qu’ un accord sur la déforestation) a pour vocation de construire les bases juridiques d’un nouvel accord sur le climat, global et contraignant, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Présenté au menu de la COP 21, à Paris, en décembre 2015, ce texte doit être adopté par la communauté internationale afin de de maintenir le réchauffement en cours à +2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Si la tendance actuelle se poursuit, la température augmentera entre 3.5 et 4 degrés d’ici 2 100 avec des conséquences incalculables sur la survie des espèces animales et végétales.