Si les chiffres officiels n’étaient pas encore disponibles à 12 heures temps universel, des informations font état de la victoire des libéraux de Nidaa Tounés. Les islamistes d’Ennahda, vainqueurs en 2011, seraient deuxièmes.

«Nous avons des estimations qui ne sont pas encore définitives. Ils (Nidaa Tounès, ndlr) sont en avance de plus ou moins une douzaine de sièges. Nous aurions environ 70 sièges et eux environ 80», a déclaré à l’AFP le porte-parole du parti islamiste Zied Laadhari, citant des données d’observateurs d’Ennahda présents au dépouillement dans les bureaux de vote.

Nidaa Tounès, une formation hétéroclite regroupant aussi bien des figures de gauche et de centre-droit que des caciques du régime de Zine El Abidine Ben Ali, renversé par la révolution de 2011, se montrait très confiant. Sa page officielle sur Facebook est barrée depuis lundi matin d’un «Nous avons gagné, vive la Tunisie», et dimanche soir son chef Béji Caïd Essebsi, 87 ans, avait déclaré disposer «d’indicateurs positifs» plaçant son parti «en tête».

Si cette victoire venait à se confirmer, la Tunisie aura consolidé son image d’exception du monde arabe, en faisant figure de non seulement de grande démocratie mais aussi du premier pays arabe où un scrutin libre a accouché d’une victoire non islamiste.

L’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) pourrait annoncer de premiers résultats partiels dans la soirée, une conférence de presse étant prévue à 19h30 mais elle a jusqu’au 30 octobre pour prononcer son verdict définitif sur la composition du Parlement et ses 217 députés élus à la proportionnelle.