Par Adama Wade

Nedbank ne sera pas resté longtemps sans répliquer à la montée en force du groupe qatari QNB. Le deal s’est matérialisé sous forme d’émissions de nouvelles actions (4,5 milliards) réservées au groupe sud-africain, détenteur d’une dette de 285 millions de dollars dont la convertibilité en actions, prévue depuis 2011, courait jusqu’au 25 novembre prochain.

Nedbank a acquis ces nouvelles actions pour 493, 4 millions de dollars. Déduit de la dette due, Ecobank a empoché 208 millions d’euros et, par la même occasion, a substantiellement,  réduit son ratio d’endettement. S’il y a deux gagnants dans cette affaire (Ecobank et Nedbank), il y a aussi un perdant pour le moment , à savoir les anciens actionnaires d’ETI, dilués une nouvelle fois.

Ce dont on est pour le moins sûr c’est que  mariage à trois entre Ecobank, Nedbank et le qatari QNB va durer le temps d’une rose. La montée rapide des Qataris ( désormais détenteurs de 23,5 % du capital d’ETI )  a  précipité la contre-offensive de Nedbank.

Tout porte à croire que l’on assistera dans les prochaines semaines à la bataille décisive  pour la prise de contrôle. La SFI cédera-t-elle sa part à QNB ou à Nedbank en faisant jouer de la surenchère sachant que, comme organisme neutre, elle ne doit pas aller au delà de ses parts actuelles afin de préserver son image d’institution de développement membre du groupe de la Banque Mondiale ? Les petits actionnaires et ceux dits historiques qui ne constituent plus une minorité de blocage prendront-ils leur revanche  en partageant une prime sur le cours de l’action ? Une chose est sûre, c’est le moment d’accumuler l’action Ecobank dans son portefeuille titres.