Annoncé pour fin 2012, le prêt de 507 millions de dollars que devait octroyer alors le fonds monétaire international (FMI)  à la Tunisie vient d’être débloquer après que l’institution financière ait décidé de le garder au chaud  faute de visibilité et pour cause de crise politique.

L’adoption de la Constitution et la mise en place d’un nouveau gouvernement indépendant et consensuel a restauré la confiance entre le FMI et l’Etat Tunisien. Christine Lagarde, directrice du FMI a indiqué que les 507 millions de dollars (813 millions de dinars)  sont destinés à relancer l’économie tunisienne. Concrètement ce prêt servira à couvrir les dépenses de l’exercice 2013  

La période de décaissement  du prêt est étalée sur deux ans avec un taux d’intérêt de 1,17%, une période de grâce de 3 ans et un remboursement sur 5 ans. Le conseil d’administration du FMI a décidé l’octroie des 507 millions de dollars à l’unanimité et prévoit un décaissement immédiat. Le FMI a accordé jusque là 658,8 millions de dollars à la Tunisie. Une première tranche d’environ 150 millions de dollars avait été octroyée en juin 2013. 

Ces crédits sont prévus par un accord  de confirmation de 24 mois  adopté fin juin par le FMI dans la cadre d’un plan d’aide de 1,74 milliards  de dollars pour soutenir les reformes économiques en Tunisie.

Rassuré quant à l’avenir politique de la Tunisie, le FMI a décidé de débloquer les crédits prévus après avoir conditionné le déblocage de la somme d’une  stabilité politique et d’une meilleure visibilité notamment en ce qui concerne les dates des élections présidentielles et législatives, prévues normalement dans moins d’une année. L’instance supérieure indépendante des élections a été désignée et déjà à pied d’œuvre.