Les résultats provisoires de l’exécution de la loi de finances 2013 font ressortir un niveau de déficit équivalent à 5,4% du PIB contre 7,3% un an auparavant. Cette amélioration conséquente du déficit budgétaire est due à la fois aux recettes et aux dépenses.

 

Des dépenses ordinaires en net recul :

L’évolution des dépenses a été caractérisée par une baisse des dépenses ordinaires de 3,1% en lien dans une large mesure à la réduction des charges de la compensation et à une rationalisation des autres dépenses de fonctionnement.

 

Les dépenses réalisées ont été en ligne avec les prévisions initiales avec un taux de réalisation de plus de 99,5%. Ce rythme d’exécution a concerné la presque totalité des rubriques de dépenses.

 

Pour leur part, les recettes ont été caractérisées par:

 

  • Une baisse des recettes fiscales de 1,6% attribuable principalement au recul des recettes au titre de l’impôt sur les sociétés. Ce recul a été partiellement compensé par l’augmentation des recettes de la TVA et des droits d’enregistrement et de timbre.
  • Une amélioration des recettes non fiscales grâce au bon comportement des produits en provenance des établissements et entreprises publics et à la mobilisation des dons auprès des pays du Conseil de la Coopération du Golfe.

 

Les recettes ont été réalisées à hauteur de 97,2%.

 

Amélioration du solde ordinaire

Le solde ordinaire s’est amélioré d’environ 9,6 MM.DH passant de près de -14 MM.DH à fin 2012 à -4,4 MM.DH à fin 2013.

 

L’encours de la dette du Trésor a enregistré une légère augmentation pour se situer aux alentours de 62,5% du PIB contre 59,6% à fin 2012.

 

Des réserves de change qui représentent 4 mois et 10 jours d’importations

Sur le plan extérieur, les réserves internationales de change nettes ont connu en 2013 une inversion de tendance, après les ponctions successives enregistrées depuis 2010. Leur montant a atteint 150,3 MM.DH, soit l’équivalent de 4 mois et 10 jours d’importations de biens et services. Cette performance a été réalisée grâce à :  

 

  • La réduction du déficit commercial
  • La progression importante des investissements directs étrangers
  • L’intensification de la mobilisation des financements extérieurs concessionnels auprès de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

Croissance 2014 : le Ministère de l’Economie et des Finances maintient ses prévisions autour de 4% sur la base d’une année agricole moyenne. Ce taux de croissance permettra la stabilisation du taux de chômage à son niveau actuel qui est autour de 9%.

 

 

 

 

 Source: ministère marocain des Finances