A contrario de la récente morosité de Barclays Kenya, I&M Bank affiche le sourire avec la publication aujourd’hui de ses derniers résultats. Sur les 9 premiers mois de l’année, le profit net cumulé atteint 3,77 milliards de shillings (43,8 millions de $), en hausse de 36,37 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Une performance qui s’explique tant par une hausse des produits d’intérêts (+12,34 % sur une année à 10,53 milliards de shillings, soit 122,4 millions de $) que par une réduction sensible des charges financières (-21,21 % à 4,09 milliards de shillings, soit 47,5 millions de $), et qui se voit clairement dans le bilan de la banque kényane : le portefeuille de prêts à la clientèle progresse de 26,47 % en rythme annualisé à 87,69 milliards de shillings (1,019 milliard de $) tandis que les actifs totaux dépassent désormais les 160 milliards de shillings (1,86 milliards de $) ; un doublement en 3 ans.

Une solide progression qui conforte la récente politique d’expansion régionale pratiquée par la banque. Outre I&M Kenya, le groupe I&M comprend également I&M Tanzanie, une participation majoritaire dans l’ancienne Banque Commerciale du Rwanda[1] (BCR, rebaptisée depuis fort logiquement I&M Rwanda) ainsi qu’un investissement en joint-venture dans la banque mauricienne Bank One. Et l’établissement financier n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin : il a annoncé lundi par communiqué le démarrage de la souscription d’un emprunt obligataire, qui devrait lui permettre de lever à terme 10 milliards de shillings (116,3 millions de $) en 3 tranches pour affermir cette stratégie de conquête. De quoi continuer à alimenter la croissance et la hausse du titre (+25 % depuis son introduction à la bourse de Nairobi en juin). Les actionnaires apprécieront, à commencer par le premier d’entre eux, le fonds d’investissement kényan City Trust.

 



[1] http://www.financialafrik.com/2013/08/19/im-bank-rwanda-un-nouveau-nom-pour-une-nouvelle-strategie/