Le sucrier ougandais Kakira Sugar Limited a annoncé son intention de lever 30 millions de $ (75,6 milliards de shillings) en lançant un emprunt à 10 ans sur le compartiment obligataire de la bourse de Kampala.

La Capital Markets Authority (CMA), l’autorité de régulation financière du pays, a d’ores et déjà donné son aval et l’appel à souscription, lancé vendredi, court jusqu’au 27 novembre. L’opération a été confiée à la Stanbic Bank, qui coordonnera l’émission obligataire avec le courtier SBG Securities.  Interrogé par le Daily Monitor, Joseph Katto, le président sortant de la CMA, s’est pour sa part félicité de la décision de Kakira Sugar d’aller chercher ses financements à moindre coût sur les marchés de capitaux. « Une démarche qui demeure cependant rare parmi les entreprises ougandaises, bien que la donne change peu à peu », relève Katto. Une nouvelle donne qui semble en tous les cas parfaitement convenir à Mayur Madhvani, le directeur du conglomérat Madhvani Group, la maison-mère de Kakira Sugar (et par ailleurs[1] propriétaire du rwandais Kabuye Sugar Works) qui a indiqué qu’il s’agissait d’un développement important pour l’entreprise. Les fonds levés serviront à construire une nouvelle sucrerie de 75 millions de $ ainsi qu’une centrale électrique attenante d’une capacité de 52 MGW qui produira du courant à partir de la canne à sucre. Le reste de la somme a d’ores et déjà été sécurisé auprès d’un pool de banques commerciales.  Dans un pays où la demande en sucre excède de façon chronique l’offre, les 2 millions de tonnes de capacité de traitement de la future installation devrait renforcer encore un peu plus la position dominante du groupe Madhvani sur ce marché.

 



[1] http://www.financialafrik.com/2013/07/09/une-facture-salee-pour-le-sucrier-rwandais-kabuye-sugar-works/

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