Attijariwafa Bank démarre sa filiale au Niger en greenfield via un agrément obtenu par la CBAO (Sénégal).  Ce choix par défaut, entériné suite aux échecs répêtés de prise de contrôle de la BIA Niger, s’avère à la fois un défi et un risque dans un pays potentiellement riche mais confronté à des famines endémiques et à une instabilité politique souvent liée aux enjeux autour de l’uranium.

La banque marocaine se lance dans ce pays, second foyer national touarégue, au moment où un bras de fer oppose le président nigérien Mamadou Issoufou au groupe français Areva sous fond de baisse du cours d’uranium.  Faut-il le dire, le géant français  a déprogrammé de nombreux investissements au Niger dont celui portant sur le site minier d’Imouraren, qui abrite l’un des plus importants gisement d’uranium au monde.

Cette nouvelle filiale-pays s’ajoute à BIA Togo, reprise par Attijariwafa Bank le 24 septembre dernier.  Selon les informations, la prochaine étape de la banque marocaine est le…Tchad, pays pétrolier où les différentes tentatives d’acquisition d’une banue locale se sont avérées infructueuses.  Là aussi, c’est l’agrément BCEAO qui est mis en avant.

C’est dire que la banque marocaine devient, progressivement, la première banque du Sahel, zone de risques élevés certes, mais aussi zone de rendements élevés.