Il restera à la fois un avocat tiers mondiste à l’âme révolutionnaire et un personnage médiatique soumis à la loi du marché. De Jacques Vergés aux origines aussi vastes que l’empire colonial français, mort le 15 août 2013 à 88 ans, l’on retiendra de célèbres plaidoieries dont celle prononcée lors du procés du criminel nazi Klauz Barbie (vidéo).

Jeune résistant, combattant à la guerre mondiale, le personnage ,controversé, a compté parmi ses clients Paul Pot, le chef des Khmer rouges, ou encore le terroriste Carlos. On le verra chercher vainement d’être l’avocat principal de Saddam Hussein

Sa dernière sortie sur la scène africaine, jugée hors de propos, c’était ce voyage d’Abidjan en pleine crise post électorale  à la rencontre de Laurent Gbagbo. L’occasion pour l’anticolonialiste qu’était Jacques Vergés de pourfendre “l’ingérence”. “Le temps de la colonisation et des juges de paix à compétence étendue est terminé», dira-t-il.