Le gouvernement mauritanien a convoqué le collège électoral pour la tenue d’élections législatives et municipales à la date du 12 octobre 2013.Un deuxième tour est prévu pour le 26 octobre dans les circonscriptions dont les candidats n’arriveraient pas à se départager.
Un vote sur fond d’incompréhension politique et absence de préparation matérielle.
Suite à une série de reports, le mandat des députés et des conseillers municipaux est forclos depuis novembre 2011.
Ces élections seront supervisées par une Commission Electorale Indépendante (CENI).
Au-delà de l’annonce officielle de la date, la tenue des deux (2) scrutins jumelés suscite une série d’interrogations quant à l’identité des forces politiques devant y prendre part.
Au sein de la majorité, dont la principale formation est l’Union Pour la République (UPR), on approuve du bout des lèvres. Mais plusieurs pontes sous le couvert de l’anonymat, avouent ne pas être « prêts » dans les circonstances actuelles.
Quant à l’opposition modérée, incarnée par le Pacte National pour le Développement et la Démocratie (PNDD-ADIL), elle traîne les pieds. Yahya Ould Ahmed Waghef, Secrétaire Général du parti, ancien premier Ministre, qualifie « d’illégale » la décision du gouvernement convoquant le collège électoral.
La Coordination de l’Opposition Démocratique (COD)-un collectif de 12 partis rejette toute idée de participation à un processus électoral « unilatéral » dont l’organisation aggraverait la crise politique qui prévaut en Mauritanie depuis le putsch 6 août 2008.
Une configuration qui renvoie au risque d’élections verrouillées mettant en compétions uniquement Des forces politiques favorables au président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Par ailleurs, la Mauritanie va vers un autre scrutin majeur en juillet 2014, avec l’obligation de renouvellement du mandat du président de la République.
Des élections législatives, municipales et une présidentielle en quelques mois. Le tout dans un pays à la culture électorale en dessous de la moyenne.
Des scrutins organisés sur fond de crise politique, avec une opération d’enrôlement en cours depuis le mois de mai 2011, mais laissant encore en rade de nombreux mauritaniens.
Une liste électorale en constitution depuis le 25 juillet à travers un autre recensement (RAVEL).