Yayi Bony doigtC’est le polar qui tient en haleine le tout Cotonou.  Il y a 7 mois, le président Yayi Bony, qui entame son deuxième et dernier mandat (ancien banquier, il promet de respecter la constitution et de quitter le pouvoir en 2016), a échappé à une tentative d’empoisonnement alors qu’il était en déplacement à Bruxelles.  Un vaste complot selon la thèse officielle qui incrimine le médecin du chef de l’Etat ainsi que sa nièce.

 

L’un et l’autre auraient perçu 1 milliard de franc CFA pour participer au complot.  L’affaire allait rester à un fait divers (quand même spécial)si une autre personne n’y était pas mêlée.  Il s’agit de Patrice Talon, homme d’affaires béninois tombé en disgrâce et accusé d’être le cerveau de l’affaire.  La justice française doit justement se prononcer ce mercredi 22 mai sur la demande d’extradition adressée par le Bénin.

Poursuivi pour “association de malfaiteurs et tentative d’assassinat sur la personne du chef d’Etat”, monsieur Talon est aussi accusé d’avoir “influencé” le juge  béninois qui a prononcé un non lieu sur cette affaire. L’histoire de ce juge est aussi rocambolesque que l’affaire de l’empoisonnement de Yayi Boni. En effet, l’homme en noir a prononcé le non lieu le vendredi 17 mai. Quelques heures plus tard, il serait retrouvé roulant vers le Nigéria avec un visa de trois ans pour l’Amérique et trois grandes valises. Pour la presse proche du palais présidentiel, c’est là une preuve manifeste que le non lieu a été acheté.  Cependant, il est  bien difficile de savoir aujourd’hui si le juge n’a pas payé pour avoir eu le courage d’aller à l’encontre des thèses officielles.  Comme tout Polar, le suspens sera entier jusqu’à la dernière page.

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