Tunisie marcheUne circulaire de 2011 fait obligation aux responsables politique de déclarer leur bien. Seule une minorité a répondu, les autres, en l’absence de contrainte et de dispositif répressif,  ont fait la sourde oreille.  Occupée à débattre sur la nature du futur régime politique, la constituante a tendance à reléguer la bonne gouvernance au second plan. 

 

Des associations et des députés s’emploient depuis plusieurs mois à inscrire dans la nouvelle constitution de la République Tunisienne, en cours d’élaboration,  la bonne gouvernance et les dispositifs pour lutter contre la corruption.Le pays a tellement souffert de la mauvaise gestion des deniers publics et du laisser aller dans les services publics que la constitutionnalisation de ces principes devient une obligation morale.

Depuis la révolution, plusieurs associations se sont constituées pour militer en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Le principe est noble et personne ne peut le nier, mais d’aucuns savent que sans la volonté politique rien ne peut se faire.

Une circulaire de 2011 fait obligation aux responsables politique de déclarer leur bien. Seule une minorité a répondu, les autres, en l’absence de contrainte et de dispositif répressif, ont fait la sourde oreille.

Dans le domaine financier l’on est plus préoccupé par les problèmes quotidiens et de bilan que par la mise en place d’un dispositif garantissant la bonne gouvernance qui serait pourtant bien utile aux banques qui ont souffert énormément des créances douteuses sous l’ancien régime.

Inscrire la bonne gouvernance dans la constitution et lui donner ainsi  la meilleure place dans la hiérarchie des normes juridiques garantirait le contrôle et la supervision pour espérer éradiquer les ingérences politiques et autres trafics d’influence et abus de pouvoir.

Pour le moment, rien d’indique que la bonne gouvernance fasse partie des priorités des élus du peuple à l’assemblée nationale constituante.  Ce cénacle reste   plus préoccupés par la nature du régime politique ou  le mode de scrutin. Quant au  gouvernement provisoire,  il  s’est retranché  dans des considérations politiques et aujourd’hui sécuritaires

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